L’aqueduc Romain

L’aqueduc d’Hippone est l’un des plus anciens et plus importants ouvrages hydrauliques de l’Algérie romaine, un ouvrage complexe qui achemine l’eau des sources montagneuses vers la ville.

Il part de la montagne de l’Edough d’une altitude de 1000 km après avoir parcouru 18 km., débouchait, d’après le principe des vases communicants, dans les piscines épuratoires, puis de là dans les citerne d’Hadrien à Hippone.

Il commence de la fontaine du prince sur la croupe de Sidi Abid au ruisseau d’or, dans les
jardins de l’Orphelinat ou le génie militaire français fait sauter les 9 arches qui restaient pour le passage de la route.

Cet ouvrage d’art fournissait Hippone d’eau saine et propre en continue.

Construction de l’ouvrage :

  • On imagine que le fleuve Oued seybouse alimentait la ville en eau potable, mais aussi a évacuer les eaux vannes (eaux d’évacuation domestiques), les ordures et mêmes les cadavres, a force il a finit par être affreusement pollué.
Oued Seybouse (fleuve) au pieds au bord d’Hippone
  • Il a fallut trouver une autre solution, et c’est une ligne de vie qui a été imaginer par les ingénieurs romain, et qui part des sources les plus proches dans la montagne de l’Edough. un aqueduc romain qui fait plusieurs kilomètres.

Pour transporter l’eau de la montagne vers Hippone il faut traverser des collines, des vallées et une vaste plaine. aujourd’hui nous surmontons ces problèmes à l’aide de pompe mécanique,  et de conduite sous pression. les ingénieurs de l’antiquité comptais sur une seule chose, la force de la gravité.

Schéma de principe d’un aqueduc

La tâche est compliquée, les ingénieurs ne pouvaient pas passer en dessous des montagnes, ils devaient les traverser et ils devait déterminer la pente parfaite à l’aide d’un simple niveau d’eau appelé le chorobate.

chorobate
Chorobate
la-visee-au-chorobate
 la visée au chorobate

si la pente était faible l’eau n’arriverait jamais à Hippone,  si la pente était forte l’eau éroderait les parois du mur et l’ouvrage s’écroulera. en général la pente est de 0,1% pour quelle soit douce et l’eau coule en continu, et afin de conserver cette pente il fallait construire un aqueduc plus long que la distance à parcourir.

il fallait rallonger le parcours. Pour garder la même pente et éviter les erreurs, ils aménageaient des regards tout au long du parcours, entre ces point l’ouvrage peut serpenter, la paroi intérieure est faite d’enduit d’étanche réalisé en chaux hydraulique, de sable fin et de fragments de terre cuite écrasée, un mortier hydraulique imperméable qui se solidifie sous l’eau. les réparations sont possible. la pression entre collines fait circuler l’eau.

Pour l’entretien de l’aqueduc sur certain pilier il y a des contre fort avec des pierre en saillis, d’une part un système de stabilisation qui renforce la structure mais qui forme un escalier pour visiter le canal en cas d’entretien.

Vestiges :

Aujourd’hui on constate la présence de quelques vestiges de l’aqueduc :

  • Une  grande arche encore debout lui manque la partie supérieure qui contient le canal d4eau
Reconstitution de la partie supérieure manquante.
  • Un canal d’eau souterrain appelé  « specus » avec 1,20 m de hauteur et deux pans, dans lequel l’eau s’achemine vers Hippone.
specus-canal-souterrain-ou-leau-circulait-il-est-de-1-20m-de-hauteur
Travaux de réalisation
  • Une autre arche en pierre sur un terrain rocheux en pente reste-aqueduc-romain

Pour Hippone l’eau reste un signe de puissance, de réussite et de luxe. comme le témoigne les vestiges des ouvrages  restants.

Les ingénieurs romain ont eu recours a des technologie avant gardiste.

Même avec des instruments topographique moderne, construire un aqueduc n’est pas une mince affaire.

aqueduc-romain-hippone
L’aqueduc romain en 1843 par Alexandre Genet

L’aqueduc romain fut détruit par les services techniques de l’APC d’Annaba (Assemblée Populaire Communale) en 1986. Aujourd’hui quelques partie subsistent dans la forêt de l’Edough, comme cette belle découverte des étudiants d’architecture en 2012.

2012
Le départ de l’aqueduc en 2012 sur les hauteurs de Séraïdi
apres-restauration
L’aqueduc après une tentative de restauration par des étudiants d’architecture

Numéro

– Aqueduc qui prend uune ligne droite, le chemin le plus court.

-Son chemin mesure 11km, à part une partie de 800 m couverte de dalle.

-Son point le plus haut est de 760m et son point le plus bas côte 20m.

-Il franchit deux rivières et six ravins.

-L’ouvrage n’affranchit pas la hauteur de dix mètres par rapport au sol.

-Aucune tubulure fermée les dalles de couverture protège l’eau contre l’impureté.

Maitrot dit : cet aqueduc est une véritable merveille de précision qui mérite d’être étudiée dans les moindres détails qui subsistent.

-il prend naissance à la fontaine du prince à herbillon (A).

-à cet endroit sur une longueur de 30 m une canalisation souterraine, probablement qui capte une source d’eau, de coupe triangulo-carrée ( carré de 66cm de coté, surmonté d’un triangle de 55m de hauteur) composé de dalle de pierre, de chaux, de sable, de morceaux de pierres cassées, triangle formé par deux dalles de Gneiss.

-Présence d’une tour circulaire de 1 mètre de diamètre, avec des murs épais de 0.55 m de hauteur de 1.41m

-Point (B) sur les abord de oued erbibah, afflue de cha3bet Ahrour, une arche large de 4.26m et de de 9.30m de hauteur, les piles épaisse de 2.10m.

-Point (C) avant d’arriver à sainte croix de l’edough, il existe cinq regards de 0.70×0.70 (page 4)

-Vers le sud l’aqueduc aborde la rivière oued Makine au niveau 600 qui est traversée par un pont à deux arches sur une longueur de 8m 21 avec des hauteur de 2.06m et 2.57m

-Pour diminuer la pression d’eau les romains utilisa sur le circuit de l’aqueduc des ouvrages pour établir des chutes  d’eau et un circuit en gradin, comme la construction carrée à deux étages, avec une chambre voutée au RDC, à l’étage un abri pour un surveillant de l’aqueduc